Pour te perdre un peu moins – Martin Diwo

Ravie de vous annoncer la parution du premier roman du jeune Martin Diwo aux Éditions Plon : « Pour te perdre un peu moins ». Une histoire d’amour et de déchirance très bien sous-entendue par le choix judicieux du titre. Je remercie chaleureusement Plon Éditions pour l’envoi de l’ouvrage en avant-première.

Présentation

Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Vous avez peur ?
– Oui. Peur de l’après. Peur, parce que mettre le mot fin à ce livre, c’est mettre le mot « fin » à notre histoire. Aujourd’hui, Elle existe grâce à l’écriture, mais après ? Après, Elle n’existera plus et ça, je ne sais pas si je suis capable de le supporter.
– N’avez-vous pas envie qu’il soit lu ?
– Vous savez quoi ? Je l’ignore. Enfin, il faudrait déjà que je le termine. Je ne sais pas si j’ai le courage d’écrire certaines choses. Celles que je vous confie par exemple. A vous, je peux les dire, mais au lecteur ? Nos conversations sont quand même très personnelles, non ? Et puis le but du livre n’est pas de déballer mes sentiments, c’est un roman, vous savez ? Enfin… un roman… en réalité c’est un double meurtre, un cri.
– Et ce cri, n’est-ce pas pour être entendu que vous l’avez poussé ?
– Ok je vois où vous voulez en venir. Vous pensez que j’ai écrit ce livre pour la faire revenir, c’est ça ? »

 

Ma chronique

Je ressors de cette lecture avec un avis assez mitigé, et je vais vous expliquer en détails les sources de ce ressenti.

Tout d’abord, l’écriture est très fluide, les chapitres sont courts et s’enfilent vivement dans un rythme maîtrisé.

Le récit est celui d’une histoire d’amour qui remonte à l’enfance, des questions existentielles sur pourquoi on arrête un jour d’aimer l’être choisi, un fouillis de sentiments mêlant l’attente au chagrin quoique tintés d’espoir…
La structure de ce roman est particulière, tantôt nous sommes replongés dans des scènes du passé, à nous remémorer avec le protagoniste la passion, la fougue et les souvenirs, tantôt nous sommes projetés dans des dialogues, notamment les amis qui y mettent leur grain de sel, entre ceux qui clament qu’il est temps que le narrateur passe à autre chose et que cette rupture lui fera le plus grand bien, et ceux qui promettent qu’elle reviendra, qu’elle ne pourra pas se défaire si vite de leur histoire d’amour si profonde…
Au milieu de tout ce fouillis, on retrouve les pensées de cet homme qui a été quitté par sa compagne après une relation de plus de quatre ans… Son état de décomposition sentimental et social est effrayant dans les premiers chapitres, son déni et sa niaiserie aussi puisque non seulement il baigne constamment dans les souvenirs endoloris de leurs jours heureux, mais il se fourvoie aussi en pensant qu’il est le seul à blâmer, qu’il aurait dû changer « à temps », se condamnant ainsi à porter en fardeau le poids du monde. Son désespoir et sa misère inquiètent ses amis qui essaient tant bien que mal de le tirer de sa morose et mélancolique léthargie, généralement en vain.
Après avoir longtemps refusé toute interaction romanesque avec les autres femmes depuis elle, il a fini par succomber dans ce qui allait devenir un défilé de nouvelles compagnes sans cesse renouvelées.
Alexandra, celle qui les aime plus jeunes. Louise, la dépendante. Caroline, la healthy. Kate, l’Américaine. Gabrielle, l’inconnue. Puis Alice, le petit bout de femme. Une semaine, 1 mois, 2 mois… les durées de ces relations étaient aussi courtes qu’elles étaient nombreuses… Leur point commun ? Le besoin de la chercher dans toutes les femmes, de furtivement l’entrevoir pour ne plus jamais la retrouver.
Qui d’elle toutes sera la meilleure confidente ? Serait-ce finalement la fille de joie avec qui il converse tard la nuit ?
Quoi qu’il en soit, on ne peut nier que le récit est vraiment romancé et qu’il puise profond dans les blessures infligées par cet amour pour narrer des faits aussi intimes, imaginer des rencontres aussi passionnées et parler de ce qui était, de ce qui ne sera plus et de ce qui aurait pu.
Comme le dit l’auteur d’une manière très délicate, ce roman est un cri d’amour et de détresse. Est-ce pour qu’Elle lui revienne ? Est-ce pour exorciser ses démons une fois pour toutes ? Vous le saurez après lecture 😉
Si cette lecture a été agréable dans l’ensemble, certains détails comme cette manie de répéter des phrases du genre « C’est peut-être ce jour là que tout a basculé » ont été assez redondants. Je sais que cela souligne l’incertitude du moment exact où les choses se sont brisées dans son couple mais je pense que cela aurait pu être différemment exprimé. Voici des exemples respectifs :
  • Page 33 : « C’est peut-être lors du dîner chez Diane que tout a basculé »
  • Page 95 : « Peut-être est-ce lors de ce dimanche en Normandie que tout a basculé »
  • Page 132 : « Peut-être est-ce lors de cette balade sur les quais que tout a basculé ».
P.S : Un roman à ne pas lire tout de suite après une rupture amoureuse, sous peine de replonger haha !
Vous pouvez commander « Pour te perdre un peu moins » de Martin Diwo ici : http://bit.ly/2wB2TMr

 

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