« Le Voyageur du Sens » – Elizabeth Bop

Après lecture, il était temps de chroniquer le roman « Le Voyageur du Sens » D’Elizabeth Bop reçu en service presse.

Présentation 

Dans ce roman, librement inspiré de son enfance, l’auteur s’interroge sur le lien entre la transmission entre les générations et l’identité. De pages en pages, les personnages livrent une partie de leur histoire et deviennent familiers au lecteur, qui peut se les représenter et s’identifier à eux.
L’auteur va puiser dans son enfance les racines de son écriture. Le Voyageur du sens mêle fiction et réalité, espaces et temps, cultures et identités. Le récit témoigne d’un passé tout proche et cependant si lointain – à des années-lumière de notre présent. Premières impressions et recherches de sens – des enfants issus de la première vague d’immigration, affirmation d’une identité, d’une singularité.
Le voyageur du sens pose plusieurs énigmes et incite le lecteur à trouver ses propres réponses. Parmi ces questions, quelques-unes s’imposent à l’esprit. Que représente la mystérieuse créature qui apparaît à la nuit tombée et disparaît au petit matin ? Qui est le voyageur du sens ?
Un récit dont l’intensité émotionnelle croît au fil des pages, à la lisière du monde fantastique et du conte philosophique ; un voyage dans tous les sens du terme.

Ma chronique

Mon avis à la lecture de ce livre est un peu mitigé. Il y a d’une part une qualité d’écriture indéniable et de l’autre un récit au style alambiqué qui m’a à maintes fois freiné au cours de ma lecture. Je vais donc en parler en deux phases, la première évoquant ce que j’ai apprécié et la seconde ce qui m’a moins interpellé.

L’écriture permet une réelle immersion dans l’Afrique lointaine, ses traditions et ses rituels. Elle décrit de touchante manière le rapport à la famille, les foyers recomposés, la beauté d’une fratrie solidaire, le respect au sein de la tribu, l’importance de l’honneur et de la réputation dans le village. Elle narre avec aisance tous les non-dits, des chuchotements des enfants jusqu’aux complicités espiègles des grands, en passant par les conseils avisés des anciens sages. Ce côté là fut très plaisant et a contribué à l’intérêt porté à ce récit original.

Ce qui m’a dérangé, par ailleurs, c’est la profusion de détails superflus et les noms des nouveaux personnages au fil des pages. Surtout que le récit n’est quant à lui pas du tout linéaire. Du coup on lit et on se force à retenir les noms des différents caractères mais dans le tumulte des noms qui se croisent et s’entrechoquent, on perd le fil. Tant au début je trouvais que cela avait un certain charme et que cela projetait le lecteur dans l’ambiance du livre, tant après plusieurs pages lues cela s’avérait superflu et ça a fini par me lasser. Il y a tellement de petites histoires racontées dans l’histoire que c’est difficile de s’y retrouver parmi tous ces personnages surtout si on essaie de définir leur importance dans le récit. C’est bien dommage parce que le livre aurait pu être beaucoup plus impactant à mon avis s’il s’était articulé autour du message principal sans s’éparpiller outre mesure.

Je recommande tout de même pour le style vif et aiguisé à la douce nostalgie africaine.

Vous pouvez vous le procurer ici : http://bit.ly/2h1GY90

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