K-O – Adriana Kritter

Voici un service presse bien atypique et fort intéressant reçu en collaboration avec l’auteur Adriana Kritter et qui met en avant une héroine férue d’arts martiaux ! En somme il a déjà tout pour me plaire.

Présentation de l’ouvrage 

Pour échapper à son compagnon violent, Sydney, une étudiante en journalisme, change de ville et d’identité: se faisant passer pour un garçon, elle tente de reconstruire sa vie avec l’aide d’une bande de boxeurs et de leur séduisant coach. Mais, dans l’ombre, le démon du passé est toujours là, prêt à frapper…

Ma chronique

Sydney est une jeune femme très attachante de par son passé compliqué, jeune journaliste vivant à New York, tout s’augurait parfaitement bien de prime abord avec son conjoint Richard avant que l’on ne découvre que sous le joug des apparences ce dernier est une brute qui la frappe et la moleste comme il lui chante et sans raison apparente que sa vile cruauté.

Une décision s’impose donc et même si échapper à la violence quand on est une femme peut paraître difficile, Sydney ne se laisse pas faire et prend son courage à deux mains pour commencer une nouvelle vie à laquelle elle a droit d’aspirer. Elle fuit cette vie cauchemardesque grâce à l’aide de son amie Cassandra et part s’installer à Charleston, et pour redoubler de précautions, se déguise en homme afin de ne pas prendre le risque d’être reconnue.

Comment se reconstruire face à ce double challenge de fuite et de métamorphose physique ? Faire face aux émois psychologiques qui découlent de cette prise de décision ainsi que du mal enduré qui se rappelle sans cesse à soi ?

Il en faut du courage et de la persévérance pour se refaire une vie et y trouver de nouveaux repères auxquels s’accrocher, car l’espoir est plus fort que la peur qui tiraille le ventre. Nouveau travail donc, nouvelles études mais aussi et surtout une passion qui est celle de la self-defense et qui va donner à Sydney les outils nécessaires pour se réapproprier son corps et dépasser ses limites physiques en prenant conscience de sa force.

Elle débarque alors dans une salle regorgeant d’hommes qui peu à peu lui redonnent confiance en la gent masculine et lui apprennent l’art du combat. Bien évidemment, les côtoyer au quotidien n’est pas sans danger puisque son identité risque à tout moment d’être révélée et que Sydney ignore comment cette découverte va influer sur la qualité de ses relations avec son coach Jamie ainsi que toutes les têtes sympathiques avec lesquelles elle s’était liée d’amitié. Qui plus est, feindre d’être un mâle est un travail de grande haleine qui vient avec la dose d’homophobie et d’injuste cruauté qui peut parfois être le propre des hommes.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, au delà de la quête qui est très noble et est encore partagée par un millier d’autres femmes de part le monde (un sujet qui reste hélas très actuel), c’est qu’à aucun moment on ne tombe dans la victimisation maladive ou le mélodrame gratuit, le sujet est traité avec une grande sensibilité, une belle dose de suspense et une légèreté bienveillante teintée d’humour.

L’intrigue est bien bâtie, le rythme effréné donne toujours et encore envie d’en savoir plus et le style finit de nous séduire dans cette lecture qui vaut largement le détour. Puis surtout, l’héroine est un exemple de bravoure à suivre, se reprendre en main à travers le pouvoir bénéfique des arts martiaux, ne pas lâcher l’affaire, serrer les dents et garder espoir, se reconstruire après toutes les horreurs endurées, tout à fait le genre d’attitude recommandable et nécessaire pour s’accrocher à la vie malgré les nombreux déboires qui peuvent apparaître en chemin, un beau message d’espoir et de résilience somme toute !

À savoir aussi que ce roman est le premier d’une quadrilogie, et même si j’ai généralement horreur de patienter pour les suites d’ouvrages, j’avoue n’avoir aucun souci à le faire pour ce cas-ci en particulier tellement l’écriture fluide en fait une lecture très agréable.

Je crois que le choix des parents d’Adriana de lui offrir une machine à écrire au lieu d’une poupée le jour de ses huit ans fut on ne peut plus judicieux s’il donne matière à lire de pareils récits. Je recommande vivement sa plume !

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