« Des Roses Rouges Sur Ma Tombe » – Magali Cervantès

Je vais vous parler d’une grosse claque aujourd’hui. Vous savez, le genre de livre qui vous secoue jusqu’à la moelle des os à la lecture ? Qui vous happe dès les premières lignes, vous entraîne dans ses entrailles et tisse avec vous les liens indéfectibles d’une transcendante fusion livresque ? C’est de l’un d’eux que je vais vous parler ce soir, et Dieu sait comme ils peuvent être rares.

Dans le cadre d’un service presse, la très disponible Magali Cervantès a eu l’amabilité de m’envoyer son roman « Des Roses Rouges Sur Ma Tombe » pour le lire et en donner mon avis. Et mon avis est le suivant : E P O U S T O U F L E E ! Pourquoi ? Comment cela fait-il ? Mis à part ce que je vous en ai dit un peu plus haut, ce livre recèle un magnifique constat et avec lui la phrase : « Les mots pour exorciser les maux », n’a jamais autant pris son sens.

Présentation

Myriam Lopez est une jeune femme désemparée, terrassée par des angoisses qui l’empêchent de vivre. Elle ne peut plus manger, elle ne peut plus respirer, elle ne peut plus dormir. Mais elle s’est fait la promesse le jour de ses 13 ans de ne jamais se suicider, alors elle remet sa vie entre les mains de son psychanalyste. Des roses rouges sur ma tombe, associe l’amour à la mort. Il n’y a que l’amour qui a le pouvoir de détruire. L’auteur conduit ce récit comme un thriller, semant des indices pour mener le lecteur à coup de révélations jusqu’au dénouement final. Des roses rouges sur ma tombe est le deuxième volet d’une trilogie (la soupe aux crocodiles est le tome 1)

Ma chronique

Ah là là, que vous dire et par où commencer. C’est bien la peine de perdre ses mots pour une chroniqueuse littéraire, me direz-vous ! Mais je vous répondrais que j’ai été kidnappée avec mon total consentement. J’ai été enlevée par ces mots, les mots de ce livre, qui m’ont pris la main et guidée peu à peu, au fil des pages, dans une virée thérapeutique dont je me souviendrai longtemps. Tous les non-dits, toutes les blessures que vous êtes susceptibles de renfermer en vous risquent d’être mis à nu à la lecture de ce roman, parce que voyez-vous, les mots qui y figurent n’y sont pas là pour être figurants ! Ils ne sont pas là pour faire jolis, pour rimer, pour servir d’apparat. Ils sont là, crus, vrais, nus, devant vous, et vous relatent les pensées les plus profondes d’une âme en détresse. Et vous vivez, vous ressentez, vous êtes enveloppé en entier par l’existence du personnage de Marie parce qu’elle se fait entendre par la plus vibrante des voix : la plume. Celle qui met des mots sur les maux et tire à la kalashnikov sur les démons intérieurs. Celle qui explore les méandres saccagés de l’âme et n’hésite pas à avancer malgré l’obscurité à la recherche de la lumière. Celle par lequel ce livre est un accomplissement, parce que c’est un appel qui fait écho à tout humain qui vit.

Me voilà émotionnelle ! Moi si précise, mon bloc-note prêt à l’affût de toute remarque sur ma lecture en cours. Les notes concernant ce roman ne sont d’ailleurs pas devant moi, je n’en ai pas besoin pour celui-ci. C’est la lectrice conquise en moi qui écrit à l’instant et je n’ai aucun contrôle sur elle après ce livre. Et malgré l’heure tardive, elle a décidé d’écrire tout de même cette chronique parce qu’elle désirait en parler en étant encore entièrement baignée dans l’univers de ce livre, avant qu’une effluve n’en sorte, toujours sous son emprise.

Un avis sérieux maintenant, l’histoire. Ce roman nous relate la vie de Myriam Lopez, une jeune femme qui souffre de violentes crises d’angoisse qui l’empêchent de vivre, et ce, dans une très réaliste approche des maladies psychosomatiques. On découvre l’oppressante vie auprès d’une mère suicidaire et injuste, un père indifférent et indigne, un petit ami imbu de sa personne et voué uniquement à sa réussite. On fait connaissance avec le malaise dans une famille où les enfants n’ont pas leur place, où ils dérangent, encombrent et gênent.

Les événements que la protagoniste a vécu permettent vraiment de comprendre et de mettre en perspective la relation parents/enfants. De prendre conscience que chaque parole, chaque acte envers nos enfants peut avoir l’impact le plus dévastateur ou le plus bénéfique. Et c’est à nous que revient le choix. A chaque fois, à chaque petite interaction, nous pouvons choisir de donner confiance en eux à nos enfants, contribuer à les épanouir ou les détruire et en faire une pauvre loque pendante et gênée de vivre.

Puis la peur, l’angoisse et les cauchemars deviennent le lot quotidien de Myriam, tiraillée par ce mal interne qui la mettait au bord du désespoir. La minait, creusait ses joues, bouffait de son poids, l’empêchait de respirer, de manger, de dormir. Ces milliers de pensées paralysantes qui s’entrechoquaient inlassablement dans sa tête.

En résulte alors le besoin viscéral de visiter un psychiatre. De s’épancher, parler, ou simplement être silencieuse devant autrui. Quelqu’un qui ne jugerait pas, ne gronderait pas, ne fuirait pas. Quelqu’un de présent, qui écouterait, qui comprendrait, qui accepterait au lieu de rejeter.

Et le flot de paroles qui s’en suit, le flot dévastateur mais salvateur. La délivrance, enfin !

Je ne vous en révélerai pas plus, cette histoire doit être appréhendée et lue dans son ensemble. Elle doit être découverte et souhaitée. Tout ce que je peux vous promettre, c’est que ces 300 pages en valent plus que la peine.

Ce roman n’est pas simplement un bijou à la vue, il renferme aussi un trésor entre chacune de ses lignes. Le puissant message que l’écriture peut-être un remède, le plus exorcisant, le plus bénéfique, le plus bâtisseur. Ecrire c’est reconnaître, identifier, comprendre et agir pour pouvoir avancer. L’écriture est le sacerdoce. L’écriture est la vie.

Si je vous le recommande ? Je pense que mes tirades un peu plus haut ont parlé pour moi. Vous pouvez l’acheter ici : http://amzn.to/2fQrm8p

Ci-bas les photos prises de ce livre coup de coeur 🙂

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