De l’autre côté du monde – Stéphanie Bishop

 
​Je vous parle aujourd’hui de ce roman de la rentrée littéraire de Fleuve Editions qui sortira le 24 Août. Un grand merci à la maison d’édition pour ce service presse découvert en avant-première pour le chroniquer à la rentrée littéraire.
 
​Présentation

 » Elle sait désormais que ce n’est pas le fait de quitter un endroit le pire ; c’est, une fois arrivée à destination, de devoir vivre comme si son pays d’origine avait disparu. C’est cela la tragédie –; au bout d’un certain temps on finit par douter de la réalité du lieu d’où l’on vient. Cette première existence, jadis pleine de sens, s’efface peu à peu. Sans faire de bruit, elle sombre dans l’oubli. »

Cambridge, 1963
.
Une chambre à soi. Du temps pour peindre. Tel est le rêve de Charlotte après la naissance de ses deux filles. Son mari Henry, lui, ne supporte plus le climat anglais pluvieux et brumeux, et rêve d’un pays aride et ensoleillé comme l’Inde de son enfance. Une brochure, glissée dans la boîte aux lettres, semble apporter la solution :  » L’Australie réveille le meilleur en vous.  » Henry y croit.
Charlotte, en dépit de ses réticences, finit par céder, et peu après la petite famille embarque pour l’autre côté du monde.
Cependant, sous le soleil cuisant de Perth, la terre s’assèche tout comme leur relation dont la substance semble progressivement s’estomper. À l’image des aquarelles, les contours de leur vie précédente se brouillent, se perdent.
Lorsqu’un nouvel événement vient chambouler l’équilibre familial fragile, Charlotte décide de prendre en main son avenir, quitte à renoncer à ce qu’elle a de plus précieux…

Ma chronique

Voici là un roman à l’allure intemporelle quoique se déroulant dans les années soixante. L’histoire d’un couple comme tant d’autres, Henry est professeur et poète à ses heures perdues et Charlotte est peintre et essaye de soustraire quelques lumineuses vérités à ses toiles. S’enlisant dans la grisaille et l’humidité de l’Angleterre, la perspective d’un ailleurs meilleur à la proposition d’Henri s’avérait être alléchante alors la famille a rapidement accepté avec l’espoir enfantin que l’herbe est toujours plus verte ailleurs …

Peut-être est-ce l’occasion de partir à l’aventure et se refaire un petit bonheur dans ce beau pays qu’est l’Australie avec leurs deux petites fillettes… Sauf qu’à leur arrivée, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu et alors qu’elle espérait vraiment que ce changement serait bénéfique à sa famille, Charlotte se rend compte qu’elle sombre dans une irrépressible et douloureuse dépression dont elle n’arrive pas à se départir malgré ses moult efforts…

Pour aider à la compréhension et parvenir à saisir l’atmosphère et la beauté des paysages, l’auteur s’est adonnée à des descriptions somptueuses de cet environnement tantôt hostile, tantôt clément, mais toujours surprenant.

En effet succède au grand froid l’aridité des sols et de la terre, la déception d’un travail finalement plus modeste que ne l’avait escompté Henri, les caprices des fillettes qui exigent de Charlotte une attention de toute heure. Ce qui accentue la mélancolie de cette dernière à laquelle viennent s’ajouter des sursauts de colère, de fatigue et de découragement.

Ce n’est pas du tout un roman d’aventure à proprement dire, non plus un récit d’action ou le suspense vous garde haletant, c’est l’histoire d’un malaise, de l’incompréhension entre un couple et ce qui en résulte comme blessures, frustrations et difficulté de communication. Il éclaire sur les ressentis profonds et les appréhensions de chacun avec beaucoup de sensibilité… Avec pour fond les décors magnifiques des plaines australiennes…

Une réflexion profonde et poétique sur les notions de famille, de vertus, de choix, de responsabilités, de patriotisme et de promesses… A lire !

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